mardi 6 septembre 2016

Le Toit du Monde s'écroule



Drapeau du Tibet


Voici un magnifique et émouvant reportage sur le Tibet, avec de merveilleuses photos et dessins.

 Il m'est possible de vous le faire admirer grâce à l'aimable autorisation de François Xavier Prévot.  ( François-Xavier PRÉVOT, Photographe Marseille )




La Lumière du Tibet n'en finit pas de vaciller dans les Ténèbres de la folie chinoise.
Monastères truffés de caméras et de micros, policiers chinois déguisés en moines, moines fonctionnaires payés par le gouvernement chinois, sherpas qui dénoncent, pour quelques yuan, leurs voisins tibétains candidats à l'exil, adolescents tibétains qui s'enrôlent dans l'armée chinoise…

Après les fondations même de l'Occident et ses tours de Babel, c'est le Toit du Monde qui s'écroule. Carnet de route.

Business in Tibet

"90% des tibétains ignorent tout de la situation réelle de leur pays, de sa culture et de ses traditions. Certains croient même que le Dalaï-Lama est mort", m'affirme Konchok, un des nombreux "Trekking-Guides" tibétains, liens indispensables entre touristes en quête de dépaysement, agences de voyages gouvernementales corrompues et administration chinoise paranoïaque.

"Éduqués" (dans le sens le plus chinois et donc le plus terrifiant du terme) depuis la première invasion chinoise de 1951, les Tibétains, y compris dans le Tibet profond, à deux jours de cheval et de marche, vous repèrent, même de très loin, et vous interpellent, de plus en plus appauvris, à coups d'inlassables et parfois virulents "Hé, hé, money, money !".

Dans le vieux Lhassa, la capitale du Tibet définitivement devenue ville chinoise, et qui n'a plus aucun rapport avec la "Cité Interdite" d'Alexandra David-Neel, autour du Palais du Jokhang, la seule partie de la ville épargnée par la folie chinoise, tout est à vendre. 
En vous joignant aux Tibétains qui effectuent leur "Kora" quotidienne (circambulation autour d'un monument sacré) et en faisant fi des soldats chinois, vous pourrez même à la fois prier... et faire vos courses ! 
Moulins à prières actionnés par énergie solaire, faux bijoux en plastique imitation corail, turquoise ou ambre, et même, pourquoi pas, future épouse : Mise à prix 50.000 yuan, environ 7.600 Euros.





Oubliés, mantras, malas et moulins à prière : Le seul vrai Maître ici, c'est Saint-Yuan, l'unique monnaie chinoise. Sorti de la ville et de tous ses 4x4 climatisés avec autoradio CD conduits par les Chinois, osez vous faire inviter dans une tente de nomades.

A peine bue la première gorgée de thé brûlant au beurre de yak, ce n'est pas le dernier-né de la famille qu'on vous présentera fièrement. Mais d'une malle en fer, devant vos yeux éberlués, votre nouvel ami a déjà sorti une petite calculatrice de poche pour vous demander, en vous montrant une "vieille" lampe à huile, "very old and very cheap" ("très vieille et pas chère") : "How much ?". 
Quant aux monastères, toutes leurs entrées sont payantes et si vous voulez prendre une photo...vous devrez la payer aussi.





Big Brother au Pays des Neiges Éternelles


Lhassa, Palais du Potala, ancienne résidence de Sa Sainteté le 14° Dalaï-Lama. Tarif de l'entrée : 15 euros. Les touristes du monde entier, devancés par leurs guides, se pressent dans les couloirs sombres et étroits du monument sacré le plus visité du Tibet. Quelqu'un, derrière vous, ne manque jamais de vous bousculer, le regard méprisant, pour vous passer devant : Un chinois qui a vite fait de vous faire comprendre qu'il est ici chez lui et que l'envahisseur, c'est vous.

La visite continue. L'appareil photo reste en bandoulière : à 15 euros la taxe pour la moindre prise de vue, on réfléchit à deux fois. N'espérer même pas déclencher votre appareil en toute impunité : Au Potala comme ailleurs, toutes les salles sont truffées de caméras, de micros et la plupart des moines sont "fonctionnaires", payés par le gouvernement chinois pour vous suivre partout du regard et faire respecter les interdictions.


Et si vous voulez monter sur le toit du Potala pour admirer la vue sur Lhassa, ville chinoise sans âme et défigurée, aux avenues larges et buildings immenses façon Pékin ou Shangaï, gardez votre porte-monnaie ouvert : Ce sera 2 euros de plus. 
Tout en haut du monument, c'est par valises entières, au vu et au nez de tous les touristes que, deux par deux, les Chinois ramassent le butin. Une affaire qui tourne...
A Shigatsé, deuxième ville du Tibet, comme à Lhassa, beaucoup sont des policiers-espions déguisés en moines. Difficile de s'y retrouver. Encore plus dur : Essayer de se poster dans les angles morts de deux caméras pivotantes pour "voler" une photo "choc". 
A Norbulinka, l'ancienne résidence d'été du Dalaï-Lama, les Chinois se frottent les mains quand l'ancienne baignoire ou le divan de Sa Sainteté débordent des offrandes que déposent là les Tibétains, en signe de dévotion pour leur chef spirituel.
Il faut dire que partout au Tibet, c'est le racket permanent, organisé par la "Mafia" gouvernementale chinoise. 

Micros cachés à l'appui, chaque parole est elle aussi surveillée : le mot "Dalaï-Lama", par exemple, ("Tête de Serpent" pour les chinois, charmant surnom) est un "écart de langage" sévèrement réprimé au Tibet et puni par la prison. Comme toute photo ou image le représentant.



150 euros la vie d'un tibétain

Neuf heures du matin, Tingri, sud du Tibet, 4.400 mètres d'altitude. Une demi-journée de jeep du premier camp de base de l'Everest, à 5.200 mètres. 
Moins de 3 degrés et le vent polaire de l'Himalaya qui vous transperce déjà le corps et l'âme. 
Tout de suite accueillis par une serveuse tibétaine "aux ordres", quelques soldats chinois entrent se réchauffer dans le restaurant "Guest House" le plus fréquenté de cette ville-dortoir, la plupart du temps pour y jouer aux cartes et miser de l'argent par liasses entières, en riant bruyamment.

Tout en mangeant des "momos" (sorte de gros raviolis fris) ou de la "tubka" (soupe tibétaine), on se croirait revenu en France sous l'occupation allemande. 
Sur les murs noirs de suie, une affiche décolorée au papier glacé, écrite en anglais, symbole à elle seule du mensonge et de la manipulation chinoise: "1951-2001 : 50 ans de Libération Pacifique du Tibet".
Après quelques verres de thé salé au beurre rance de yak, les confidences matinales sur ton feutré commencent. Konchok, guide tibétain qui a passé, comme beaucoup, plus d'un an dans les prisons chinoises, accepte enfin de me traduire une fois les soldats repartis.



La nuit dernière, au col du Choyu, une des plus hautes montagnes du monde, sept tibétains, qui essayaient de fuir par la frontière tibéto-népalaise, ont été assassinés par les soldats chinois, alertés par des sherpas népalais en quête d'un peu d'argent.
C'est que là-haut, à plus de 6.000 mètres d'altitude, certains népalais et chinois "travaillent" main dans la main: 1.000 yuans de récompense (moins de 150 euros) pour chaque tibétain dénoncé. Pire, certains ados tibétains, engagés dans l'armée chinoise pour y gagner une maigre solde, se retrouvent là, en plein Himalaya, à devoir tirer sur leurs frères de sang. On se souvient alors que dans chaque pays envahi naissent toujours des résistants et des "Collabos".

Tout le monde ici semble fermer les yeux sur de telles atrocités car nul ne veut finir en prison et préfère oublier, le soir venu, en regardant des vidéos chinoises de Jacky Chan (surnommé "ké-ké" par les tibétains), ou d'improbables soaps genre "Côte-Ouest" version indienne.
A minuit, le groupe électrogène s'arrête faute d'essence. Plus de pétrole, plus de vidéo.
Dans les arrière-boutiques des gargotes locales ou des salons de coiffure transformés en bordel pour l'occasion, même les prostituées chinoises et les prostituées tibétaines (payées deux fois moins) vont se coucher. 
Les sons hurlant de kung-fu amplifiés par le vent et les montagnes immenses environnantes se taisent




Le calme pourrait enfin revenir sur Tingri, étape obligée vers l'Everest.
C'est oublier que des dizaines de chiens errants vont hurler à la mort toute la nuit, relayés à l'aube par les moteurs des centaines de camions et de 4x4 qui assurent la jonction Lhassa, capitale du Tibet et Katmandou, capitale du Népal.
Au petit matin, dans le Tibet dévasté, ce ne sont que villes-fantômes, poussière et désolation. 
Entre 4.500 et plus de 5.000 mètres d'altitude, perchés sur les plus hautes montagnes du monde, seuls subsistent quelques villages de paysans tibétains, regards profonds et sourire toujours lumineux, entourés de monastères dynamités ou détruits à coups de bazookas par l'envahisseur.

Seule note de poésie dans ce tableau d'Apocalypse de Toit du Monde : Entre les pierres sans âge des ruines rongées par le froid et l'altitude, contre vents et marées, poussent, silencieux, des bouquets de jolies petites fleurs bleues, des myosotis, dont le nom anglais est : "Forget me not" (ne m'oubliez pas). 
Partout ailleurs, la misère. 
Partout, des centaines d'enfants livrés à eux-mêmes portant le petit dernier sur le dos, pieds nus, noirs de poussière, les yeux brûlés par le soleil, qui vous tirent le bras et vous implorent, espérant quelques yuans.


Marché financier d'un milliard et demi de chinois oblige, le sort du Tibet n'intéresse toujours pas, plus de 70 ans après, les grandes puissances mondiales. 
Qui, aujourd'hui, est ému par la cause tibétaine ? 
A moins d'un miracle - et il faut continuer de croire aux miracles - le Tibet sera bientôt entièrement rayé de la carte dans un silence assourdissant.
A force de stérilisations, avortements forcés et d'une colonisation chaque jour plus grande (les Chinois représentent plus de 70 % de la population), les Tibétains sont depuis longtemps une minorité dans leur propre pays.
Aucun des Tibétains rencontrés au Tibet ne connaît le concept de "Tibet-Libre". 
La plupart sont nés dans un pays déjà occupé par l'envahisseur Chinois. "Free-Tibet" restera peut-être, pour certains, en Occident, un idéal purement philosophique en décalage avec la réalité du terrain.
Dalaï-Lama, reviens vite, ils sont tous devenus fous.



N'attendons plus d'être vaincu pour changer.

Le hasard n'existe pas. 

Les raisons de l'invasion du Tibet par la Chine sont le résultat de plusieurs facteurs qui s'additionnent.
Politiques et historiques, d'abord : Le Tibet, n'a-t-il pas, lui aussi, annexé dans le passé une partie de la Chine ?
Stratégique, ensuite : Qui s'approprie le Toit du Monde espère bien dominer le monde.
Économiques, enfin : Le mot "Tibet", en langage Han, signifie "Maison des Richesses de l'Ouest" (De "l'ouest" de la Chine). 
Confiscation de gigantesques réserves d'eau (cette ressource du 21° siècle), déforestation massive, exploitation à grande échelle des ressources pétrolières avec la construction d'un pipe-line de 4.200 km reliant la Chine au Tibet (cautionné en partie par BP France), des ressources minières (or, lithium et uranium), le Tibet est en passe de devenir la poubelle à déchets nucléaires de la Chine, polluant en même temps quelques-uns des plus grands fleuves de la planète, qui prennent leur source en Himalaya (Indus, Gange, Brahmapoutre, Yang Tsé Kyang), menaçant ainsi tout ou partie de l'Asie.

Mais au delà des causes tangibles de cette invasion et de cette gigantesque catastrophe écologique passée sous silence, il en est une autre (moins connue sans doute) tant symbolique qu'humaine et spirituelle : La fermeture trop longue du Tibet sur le reste du monde. 
En effet, qui se ferme prétend se protéger. Mais qui se protège s'enferme et se sépare.

Et qui se sépare est, à terme, condamné à souffrir et à mourir. 
Le peuple tibétain en fait plus que jamais encore l'intolérable et insupportable expérience, lui qui, fort d'un passé qui se perd dans la mémoire du temps, ne s'est ouvert officiellement au monde qu'au début des années 80 pour préserver, coûte que coûte, son patrimoine et ses traditions multimillénaires.

Les Chinois n'ont pas pris la peine de frapper doucement à cette porte close : Ils l'ont fracassée et mis en marche un génocide de plus.
Il aura fallu l'invasion chinoise du Tibet pour que le bouddhisme tibétain sorte enfin de ses frontières.
Et, comme le dit le Dalaï Lama : "Si les chinois n'avaient pas envahi le Tibet, nous n'aurions pas pu développer la Compassion." 
De l'utilité d'aimer son "ennemi" pour développer l'Amour ?

N'attendons plus d'être vaincus pour changer : Si nous n'allons pas de nous-mêmes vers le changement, individuellement et collectivement, tôt ou tard, le changement ira à nous, brutal, implacable.



Heureusement, le Tibet c'est aussi :

 Oser lancer un défi à cheval aux nomades des hauts plateaux et s'arrêter enfin, transi, haletant et heureux dans un village à 4.800 mètres d'altitude pour boire du "Tchang" (bière fermentée). S'entendre dire, tout haut : "C'est moi, je reviens à la maison..."

 Dormir à la belle étoile à 5.200 mètres d'altitude, manger de la "tsampa" (farine et eau) au diner et une cuisse de mouton crue en guise de petit-déjeuner, tout en buvant une gorgée brûlante de thé rance pour essayer de faire passer le tout.

 Profiter d'une insomnie pour confirmer les hypothèses des astronomes : Notre galaxie, la Voie Lactée, a vraiment une forme de spirale !

 Offrir son thermos tout neuf et son stick lèvres coefficient 20 à une jeune paysanne partant pour la journée récolter des bouses de yak séchées pour le feu de la maison familiale.

 Partager sa tablette de chocolat noir 70% de cacao avec les orphelins des rues à 3 heures du matin.

 Danser le " Kazatchok " avec des bottes de nomades sur la place principale de Lhassa devant la foule hilare.

 Chanter "Les moulins de mon cœur", de Michel Legrand, avec des Chinois et des Tibétains (pour une fois réunis) à l'occasion de la fête de la pleine lune, dans le dernier resto branché du vieux Lhassa.

 Le cerveau mal oxygéné, imaginer l'ascension prochaine d'un sommet himalayen tout en relisant "Tintin au Tibet", page 39, et verser une larme d'émotion à l'exclamation du Capitaine Haddock : "Et dire qu'il y a des gens qui font ça par plaisir...".


 "Il vaut mieux allumer une Bougie que maudire l'obscurité".    Proverbe chinois 





Photos et Textes : © 2015 François-Xavier PRÉVOT - Croquis de Voyages du Tibet : Kaori PRÉVOT SAKUMA - Reproduction interdite -

Cet article a été publié dans les Magazines "Samsara" et "Bouddhisme Actualités", ainsi que sur de nombreux sites, dont Epoch Times, version française du Journal Epoch Times présent dans 35 pays en 25 langues et distribué à plus d’1,5 million d’exemplaires hebdomadaire à travers le monde, ainsi qu'en version papier de Epoch Times à Montréal -



Mon Diaporama sur le Tibet en ligne sur YouTube

 04 91 71 96 41

  à bientôt





 

jeudi 25 août 2016

Le bain ? Encore ! ... ouille ouille !











Encore une distraction , pour votre bonne fin de vacances



J'ai quelques articles en préparation, vos neurones, vu qu'elles sont reposées par les vacances vont pouvoir tout mieux "capter" !



je me trouve ridicule et ça fait rire tout le monde ?





    j'en veux  plus de leur bain  !


  C'est pas drôle 




je suis triste et pas content, vexé en plus !



  ils ont osé la photo !




là, je n'ai plus la classe



non seulement le bain ...mais en plus la houppette ... c'est trop !



le bain non, mieux y voir OUI, z'ont pas compris !


je ne suis pas content, ça les amuse !



j'en ai perdu des dents, de rage, des années que ça dure ce bain



je ne m'y fais pas à me voir si maigre



je suis toujours content, sans le bain ou après 



mes gros yeux ne les impressionnent même pas



non je ne suis pas un Gremlin


Photos trouvées là 
 http://www.demotivateur.fr/article/chiens-bain-avant-apres-drole-6882










jeudi 23 juin 2016

Comment guérir vos blessures psychologiques

      


Les blessures psychologiques se mettent en place durant notre enfance, entre notre conception et nos dix ans, à travers des expériences anodines ou douloureuses. 
Nous sommes tous blessés à des niveaux différents ; un même événement peut être vécu avec une charge émotionnelle différente selon la nature et le caractère de l’enfant.
Nos parents ou d’autres figures parentales (grand-parents, oncles ou tantes, frères ou sœurs aînés, maîtres, professeurs, entraîneurs …) nous ont blessés sans le vouloir lorsqu’eux-mêmes ont été blessés enfants, ils répètent une chaîne de souffrance que nous pouvons décider de rompre.
Ces blessures conditionnent notre personnalité à travers ce que certains psychologues appellent le faux-self (construction de la personnalité basée sur des mécanismes de défense qui nous coupent de notre nature profonde). 
Si vous avez vécu étant enfant des événements émotionnellement marquants, sachez que ces blessures psychologiques conditionnent votre vie dans la mesure où elles orientent vos choix, votre comportement et votre schéma affectif.





Les blessures psychologiques sont logées dans l’inconscient et nous poussent à vivre des situations qui nous mettent en souffrance dans notre vie d’adulte afin que nous nous libérions de cette charge émotionnelle. 
La guérison commence par l’identification de nos blessures en fonction de leur origine chronologique, de la fausse croyance que nous avons développée en faux-self, de l’émotion associée ainsi que de l’aspect positif compensatoire.

Blessures psychologiques
Origine
Fausses croyances
Faux-self
Émotions
Positif
1° Rejet
Entre la conception et la naissance
Je n’ai pas droit à la vie
Fuite
Peur
Créativité
2° Abandon
Entre la naissance et 3 ans
J’ai besoin des autres pour exister
Dépendance affective
Détresse
Engagement
3° Humiliation
Vers 8 mois
Je ne suis pas digne
Masochisme
Honte
Empathie
4° Trahison
Vers 3 ans
Je ne peux pas faire confiance aux autres
Contrôle
Colère
Bienveillance
5° Injustice
Entre 4 et 6 ans
Je doit être parfait pour être aimé
Rigidité
Indifférence
Perfectionnisme

1° La blessure psychologique du rejet

Le sentiment de rejet se crée entre la conception et la naissance. Il se développe chez les enfants qui n’ont pas été désirés par leur parents (retour de couche, grossesse non voulue, avortement impossible, viol etc …). 
L’enfant ne se sentant pas désiré, il va développer la fausse croyance «je n’ai pas droit à la vie». 
Ces personnes ne se sentent pas invitées à la fête de la vie et ne s’autorisent pas à profiter pleinement de leur existence, ils se sentent étrangers dans la vie.
Leur besoin d’être différent afin d’être rejeté par la norme les conduit à des comportements excentriques soit dans leur apparence physique soit dans leurs relations sociales.
    Le faux-self qui se met en place dans le caractère est la fuite. On les appelle les fuyants car ce sont des personnes qui ne font pas face aux problèmes mais les contournent. 
Le sentiment de rejet entraîne beaucoup de peurs dont celle de l’engagement dans les relations affectives.
 Le sujet peut aussi fuir les responsabilités d’adulte (travail, logement, stabilité matérielle) dans des drogues plus ou moins douces, l’alcool, le sexe, ou les jeux vidéos.
L’aspect positif des victimes de la blessure psychologique de rejet se manifeste dans la richesse de leur monde intérieur, leur créativité est abondante ainsi que leur capacité à vivre la solitude de manière sereine.



2° La blessure psychologique de l’abandon

Le sentiment d’abandon se crée entre la naissance et les trois ans de l’enfant. Ils se développent chez les enfants qui ressentent ou considèrent qu’ils n’ont pas eu tout l’amour et les soins nécessaires à leur développement psycho-affectif.
Le sentiment d’abandon se crée facilement dans la mesure où chaque enfant ne ressent pas l’amour de la même manière ; même si les parents donnent la même quantité d’amour à leurs enfants, l’un d’eux peut se sentir moins aimé sans raison objective ou suite à un changement effectif (la naissance d’un autre enfant, la séparation de l’enfant et la mère dans les premières 24 heures, une hospitalisation précoce, le placement chez les grand-parents, l’abandon réel d’un des parents …).
    Le faux-self qui se met en place dans le caractère est la dépendance affective ; «j’ai besoin des autres pour vivre et exister». Une fois adultes, ces personnes ne vont bien que si leurs relations vont bien, elles n’aiment pas être seules et célibataires. Leur vie affective conditionne leur moral. Leur énergie vitale dépend de la qualité de leurs relations. L’abandonnique a besoin d’être constamment validé par le regard des autres.
L’aspect positif des victimes de la blessure psychologique d’abandon se manifeste dans leur manière d’être ; ce sont des personnes chaleureuses, tactiles, aimantes, sensuelles, très engagées dans les relations affectives.

3° La blessure psychologique de l’humiliation

Le sentiment d’humiliation se met en place vers huit mois, lorsque l’enfant prend conscience qu’il est autonome par rapport à sa mère et qu’il commence à marcher, à apprendre la propreté. 
Le sentiment d’humiliation peut être induit par une mère qui exige une propreté précoce alors que l’enfant ne voyait pas de honte à se salir.
La blessure psychologique se crée dès lors que le corps de l’enfant n’est plus respecté (maltraitance physique, morale, sexuelle) entraînant chez l’enfant la fausse croyance «je ne suis pas digne».



    Le faux-self qui se met en place dans le caractère est le masochisme ; dès l’école maternelle, ces enfants subissent les moqueries de leurs camarades et deviennent le souffre douleur des autres. Une fois adultes, ces personnes font passer les besoins de l’autre avant les leurs, elles ne se respectent pas et se cachent souvent derrière un surpoids, elles se sacrifient pour le bien-être des autres.
L’aspect positif des victimes de la blessure psychologique d’humiliation se manifeste dans leur capacité à être très serviables, empathiques, loyales en amitié, à réellement se soucier des problèmes des autres.

4° La blessure psychologique de trahison

Le sentiment de trahison se crée au moment de la mise en place du complexe d’Oedipe, c’est à dire vers les trois ans de l’enfant. Il se développe chez les enfants qui subissent tout acte de maltraitance physique ou morale (abus sexuel, violence, chantage, contrôle, manipulation, mensonges…).
Le sentiment de trahison peut se créer au moment de la séparation des parents lorsque le père ou la mère s’engage à prendre l’enfant un week-end sur deux et finit par ne pas tenir sa promesse sans aucune raison valable. L’enfant submergé par la déception va refouler les émotions de colère et frustration au profit de la tristesse. 
    Le faux-self qui se met en place dans le caractère est le contrôle selon la fausse croyance «je ne peux pas faire confiance aux autres».
L’aspect positif des victimes de la blessure psychologique de trahison se manifeste dans la force du mental ; ces personnes deviennent très entreprenantes, très indépendantes et masquent derrière leur contrôle une sincère bienveillance vis à vis des autres.

5° La blessure psychologique d’injustice

Le sentiment d’injustice se met en place entre la quatrième et la sixième année de l’enfant. Il se développe chez ceux qui considèrent ou ressentent que l’on ne les a pas laissé être eux-mêmes en les privant de leur spontanéité, de leur part d’insouciance, du plaisir de jouer.
Le sentiment d’injustice se crée facilement lorsque les parents responsabilisent trop tôt l’enfant (l’aîné qui doit surveiller le petit frère) ou sont trop exigeants (tu dois être sage, ne pas faire de bruit, avoir de bonnes notes, faire beaucoup d’activités extra-scolaires, être le meilleur dans le classement etc …).
    Le faux-self qui se met en place dans le caractère est la rigidité selon la fausse croyance «je dois être parfait pour être accepté et aimé».
L’aspect positif des victimes de la blessure psychologique d’injustice se manifeste dans leur rigueur ; ce sont des sujets méticuleux, précis, perfectionnistes, rigoureux (ils deviennent souvent militaires, comptables, scientifiques). Leur quête étant la justice, ils ne lâchent rien, sont déterminés, procéduriers ou défenseurs de grandes causes.

Comment guérir vos blessures psychologiques ?

Suite à la lecture de ces descriptions, il est possible que vous vous identifiez à aucune de ces blessures psychologiques, à l’ensemble des blessures ou à une partie. 
En fait nous sommes souvent le mélange de plusieurs blessures même si notre blessure principale nous confronte régulièrement à des situations similaires (mécanisme de répétition). 
Par exemple, une personne ayant développé le sentiment d’abandon va obligatoirement attirer des personnes susceptibles de l’abandonner à nouveau afin de libérer la charge émotionnelle de détresse qui la manipule dans la croyance qu’elle a besoin des autres pour exister. De même, une personne dans le contrôle (fausse croyance : « je ne peux pas faire confiance aux autres) va attirer dans sa vie sentimentale ou professionnelle des partenaires susceptibles de la trahir.

Sachez que toutes les blessures psychologiques sont réversibles. 
Pour guérir vous devez savoir nommer la blessure qui vous fait souffrir et vous manipule au quotidien depuis votre inconscient. 
La première étape consiste à repérer l’événement qui dans votre histoire a crée telle ou telle blessure. 
Ensuite le travail se fait sur la libération de la charge émotionnelle associée à l’événement et souvent refoulée au moment des faits. Puis nous verrons comment isoler les manques de votre enfant intérieur afin de lâcher le faux-self qui s’est construit à partir de vos blessures.




Histoire et refoulement

En séance de thérapie, la plupart des gens affirment ne pas avoir de souvenirs avant l’âge de six ans, précisément la période de l’enfance où se créent les cinq blessures psychologiques détaillées au début de l’article. 
Ce n’est pas par hasard, en effet notre psychisme possède un système de protection dont la fonction est de nous faire oublier les événements douloureux ou la charge émotionnelle elle-même.
Prenons un exemple concret pour expliquer ce mécanisme, le refoulement : imaginez un père de famille qui décide de quitter sa femme et son enfant de trois ans du jour au lendemain. Le petit assiste à la scène au moment du départ ; il voit donc son père partir avec une valise et sa mère effondrée en pleurs. C’est tellement douloureux d’être confronté à l’abandon réel du père et à la souffrance de la mère que le psychisme met en place une stratégie de défense qui peut prendre trois formes :
le refoulement massif : l’enfant va oublier la scène et l’affect (une fois adulte il n’aura aucun souvenir du départ, ni de son sentiment d’abandon).
– le refoulement de l’affect : l’enfant va oublier l’affect mais pas la scène (une fois adulte il se souviendra d’avoir vu son père partir mais n’aura pas conscience de son sentiment d’abandon).
le refoulement partiel : l’enfant va oublier la scène du départ mais pas l’affect (une fois adulte il portera le sentiment d’abandon sans savoir d’où il vient).
A travers cet exemple, vous comprenez que plus le refoulement est réussi (massif / affect) plus la personne est déconnectée de son histoire et de ses blessures psychologiques. Il s’agit d’individus qui ne souffrent pas, ressentent peu d’émotions, et doutent constamment de leurs sentiments ; leur apparente indifférence, leur manque d’empathie font souffrir plus leur entourage qu’eux-mêmes. Dans le cas du refoulement partiel la souffrance du sentiment d’abandon attirera à nouveau des situations d’abandon afin d’amener la personne à guérir sa blessure au niveau émotionnel.
Émotions et catharsis  
(Danysis La catharsis (en grec « κάθαρσις » signifie « séparation du bon d’avec le mauvais » Wiki)

Pour comprendre la guérison émotionnelle, vous devez connaître le cycle d’une émotion. L’émotion est une réaction naturelle à un événement caractérisé ; la peur est là pour nous protéger du danger, la colère pour nous affirmer et nous défendre, la tristesse pour faire le deuil d’une personne ou d’une situation alors que la joie est notre état naturel pour vivre.
Nous allons reprendre l’exemple du départ du père pour comprendre la vie d’une émotion ; le petit garçon a certainement ressenti de la détresse au moment du départ du père mais la souffrance de sa mère ne l’a pas autorisé à l’exprimer. Afin d’éviter de vivre pleinement son émotion le psychisme du petit garçon lui a permis de refouler massivement ou partiellement sa détresse comme nous l’avons vu précédemment. Une fois refoulée, l’émotion reste active dans l’inconscient en attirant à elle, telle un aimant, toute la charge émotionnelle du même acabit (à chaque fois que le petit garçon ressentira une émotion de détresse il la refoulera automatiquement sans la ressentir).
Toute émotion refoulée est source de souffrance puisqu’elle nous manipule à notre insu, la colère par exemple va s’exprimer en nous rendant grognon, de mauvaise humeur, négatif, râleur, voire violent sans raison objective. 
De même, une tristesse refoulée peut nous rendre insensible à la souffrance des autres afin de nous protéger de notre propre souffrance inconsciente. Si le refoulement dure trop longtemps l’émotion va s’exprimer dans le corps en créant des « maux » à la place des « mots » ; c’est pourquoi nous somatisons alors que notre état naturel est la santé.
Adulte, la guérison passe par la connexion à ses émotions refoulées au lieu de les contourner dans la fuite (dépendances, jeux, alcool, shopping, sport, sexe, travail) ou carrément ne plus rien ressentir du tout (mécanisme de l’isolationémotionnelle). L’exercice consiste à laisser remonter une émotion liée à son histoire et à la vivre pleinement sans aucune résistance, sans jugement, juste l’accueillir et reconnaître sa nature. 
Si par exemple vous sentez monter de la tristesse, l’accueillir signifie d’accepter de pleurer sans retenue car parfois le fait de lâcher prise totalement permet une libération émotionnelle salvatrice, telle une catharsis.
Si vous n’avez aucun souvenir lié à l’origine de votre blessure psychologique (refoulement massif / affect), l’analyse des rêves en thérapie individuelle permet de retrouver les événements vécus par le sujet et les affects refoulés depuis longtemps. Dans le cas du refoulement partiel, il suffit de reconnecter l’affect à la représentation pour libérer la charge émotionnelle (dans notre exemple, le sujet pourrait rêver de la scène du départ de son père en ressentant dans le rêve la détresse du sentiment d’abandon). 
Sachez que lorsque nous rêvons d’une émotion refoulée en la rattachant à la scène originaire, nous guérissons la blessure psychologique définitivement.

Besoins psychologiques 

Pour conclure, vous saurez que vous avez guéri votre blessure principale lorsque vous découvrirez quels sont les besoins psychologiques qui n’ont jamais été nourris et qui vous guident vers les personnes et situations susceptibles de vous en faire prendre conscience. En effet l’émotion liée à la blessure psychologique indique en fait un besoin non comblé depuis l’enfance mais souvent ignoré par le sujet lui-même :

- Blessure psychologique = émotion = besoin psychologique

- Sentiment de rejet = peur = besoin d'appartenance

- Sentiment d'abandon = détresse = besoin d'amour

- Sentiment d'humiliation = honte = besoin de respect

- Sentiment de trahison = colère = besoin de confiance


- Sentiment d'injustice = indifférence = besoin de reconnaissance

En thérapie individuelle, nombreuses sont les personnes qui découvrent un manque complètement ignoré jusque là à cause de l’isolation émotionnelle mise en place par leur faux-self. 
Sachant que le manque est le moteur du désir (nous avons envie de ce qui nous manque), il devient enfin possible de faire les choix qui nous correspondent.

Guérir ses blessures psychologiques revient alors à identifier ses manques afin de combler ses besoins psychologiques en toute conscience.